observation préliminaire

Ce blog est ma création et, à ce titre, il est protégé, textes et images, par le "copyright', ou droit d'auteur (code de la propriété intellectuelle). Sauf pour un usage privé, toute reproduction sans mon autorisation est interdite. Merci de la demander à mon adresse électronique :
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Il est est TRES IMPORTANT de lire la présentation complète de ce blog avant de consulter les messages (cliquer sur l'onglet correspondant). En effet, la cueillette des sauvages ne s'improvise pas (...) En aucun cas, les renseignements fournis dans ce blog ou les expériences culinaires personnelles relatées ici ne sauraient constituer une incitation à consommer des plantes sauvages (...), ni m'engager de quelque façon que ce soit vis-à-vis des lecteurs (...)
Nota bene :
20 décembre 2011 : ce blog est en cours de restructuration. En priant mes lecteurs de m'excuser pour les perturbations momentanées qu'ils pourront rencontrer dans leurs recherches (disparition éventuelle de messages ou absence des pages annoncées mais non encore publiées...), je leur souhaite une bonne promenade, en attendant l'achèvement des travaux prévu fin 2012.
28 février 2013 - Ce blog rouvre ses portes. Je prie mes lecteurs habituels de m'excuser d'avoir trouvé porte close pendant si longtemps sans explication, et remercie ceux qui ont eu la gentillesse de m'écrire. Je repartirai panier à la main bientôt, pour partager avec vous de nouvelles cueillettes et recettes.

samedi 9 mai 2009

renouée du Japon

La renouée du Japon est une plante vivace qui vit en colonie et prolifère très vite, de la même manière que certains bambous. Elle est donc fort envahissante, capable de faire des rejets en souterrain à des dizaines de mètres du pied mère. Réfléchir avant d'en mettre dans son jardin à titre ornemental, à moins de la contenir régulièrement en la... consommant comme un légume, utilisation encore courante dans son pays d'origine. Les tiges, une fois pelées, peuvent en effet être employées de différentes façons dans la cuisine. On peut aussi manger les jeunes pousses ou l'extrémité feuillées des tiges plus âgées. Pour ma part, j'adore les "bouchons" qui viennent de sortir de terre, mais il faut être au bon endroit au bon moment, c'est une plante à croissance assez rapide. Ci-dessous, les différents stades de la végétation (la fiche descriptive de cette plante se trouve ICI et une nouvelle recette ICI, dans des billets plus récents, avec des photos de meilleures qualités !).
Massif de renouée du Japon, première poussée après l'hiver
Photo fin avril 2009
A ce moment-là, certains coins du bois à côté de chez moi avaient déjà été fauchés.
  • Voici la première repousse après fauchage, au stade "bouchons", délicieusement tendres et savoureux simplement cuisinés ainsi :
  • faire sauter à la poêle moins d'une minute, avec un peu d'ail et des herbes, façon champignon sauvage,
  • blanchir moins d'une minute à l'eau frémissante, puis servir froids à la vinaigrette,
  • ou chauds avec une sauce blanche pour accompagner un poisson, par exemple, son goût acidulé réveille les papilles comme l'oseille.
    Quelques jours après, quand les pousses ont atteint une bonne dizaine de centimètres, on peut les manger à la façon des asperges.  

    A ce stade-là, même si la deuxième repousse est toujours un peu moins tendre, les jeunes tiges le sont encore assez pour les peler facilement.
    En pleine végétation, seule l'extrémité des grandes tiges peut à la rigueur être mangée si on aime les feuilles, mais il est préférable de ne consommer que les tiges. Couper à la base, avec un couteau bien tranchant. Si la lame ne pénètre pas facilement, la tige sera coriace, inutile de cueillir, ou ne cueillir que le haut de la tige, dans sa partie la plus tendre.
    Cette immense tige (presque trois mètres), avait un diamètre impressionnant. Malgré sa taille, elle était très tendre. Avec l'habitude, on le voit tout de suite. C'est ce genre de tige qu'il faut rechercher si on veut consommer les tronçons façon cannelloni (v. in fine).
    La tige de la renouée est creuse et cloisonnée par tronçon, comme le bambou ou le liseron d'eau, par exemple, ou encore la canne à sucre (c'est tout ce qui me vient à l'esprit). Pour la peler, c'est très facile, il suffit de soulever un bout de peau à la base et de tirer dessus. Si la tige est jeune, la peau file bien droit !



    SUGGESTIONS pour cuisiner la renouée du Japon
    C'est assez original, si on trouve une grande tige d'un bon diamètre, bien tendre, d'enlever les feuilles, d'éplucher la tige, et de la tronçonner façon cannelloni. Il suffit de blanchir à l'eau frémissante (moins d'une minute). Puis de farcir avec, par exemple :
    - un hachis de boeuf, oignon, ail et coriandre revenu à la poêle, à servir avec du riz blanc et une sauce tomate, par exemple
    - un risotto au poulet et champignon, avec une sauce crémeuse, en plat unique
    - du riz au curry, pour accompagner une viande blanche rôtie
    etc.
    Emincé de boeuf à l'asiatique. Délicieux, avec de jeunes tiges ou pousses.
    °°°°°°°°°°°°°°
    Le goût de la renouée oscille entre celui des jeunes pousses de bambou, le liseron d'eau (un légume très consommé au Vietnam), la bette, l'oseille ou la rhubarbe. Ce qui me donne envie d'en faire de la confiture !
    C'est une plante que j'adôôôre ! Ma mère en utilisait les tiges pour les soupes acidulées asiatiques quand elle n'avait pas de tamarin sous la main. Et, de fait, je me souviens maintenant, elle les faisait aussi sauter avec de la viande.
    *************************

33 commentaires:

  1. Tu m'épates par tes sains savoirs ! J'ai bien aimé ton billet !
    Bon week-end

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  2. Franchement, Colibri, qu'est-ce que tu attends pour faire un livre de recettes de plantes (bizarres, du moins pour moi!!!) comestibles! Vu l'air du temps, je pense que tu aurais un succès certain! J'en retiens déjà un exemplaire.
    Bisous

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  3. j'en ai un carré pas loin de chez moi : jamais goûté, mais on va y aller :-)

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  4. Merci Moun et Henriette pour votre intérêt pour ce blog. Finalement, avant d'améliorer les espèces pour les rendre un peu meilleures gustativement, tous les légumes communs que nous mangeons maintenant sont pratiquement tous issus de "sauvages" : carotte, poireau, chou, navet, betterave, épinard, ail, oignon... pour ne citer que les plus connus ! C'est vrai qu'en ce moment, il y a un fort courant pour sensibiliser les gens à cette mémoire de la plante sauvage, beaucoup de livres y sont consacrés déjà, Henriette, et je ne parle pas des grands cuisiniers, comme Marc Veyrat, qui en ont fait son fonds de commerce !
    Merci, Geispe, pour cette visite surprise fort amicale, car j'aime bien "monotarcie", et je viens de découvrir "quatre saisons" que je mets immédiatement dans mes favoris. Vos photos sont une mine de renseignements et comme vous connaissez énormément de plantes que j'ai encore du mal à identifier, je les consulterai certainement très souvent... au fil des saisons ! J'espère que vous aimerez le goût de la renouée du Japon ! Je vais essayer d'en faire de la confiture...

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  5. Ce week-end, à l'occasion du tournage dont je t'ai parlé, nous avons essayé les pointes de renouée du Japon en tempura. Le croustillant extérieur des beignets mélé avec le fondant et l'acidulé de la renouée donnent un résultat très intéressant. Mais la renouée n'était pas seule. Il y avait aussi des pointes d'orties (croustillantes à l'intérieur comme à l'extérieur), des pousses de berce (tendres et goûteuses) et de jeunes pointes d'armoise (délicatement parfumées).

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  6. Merci de me prévenir, Nicolas, quand l'émission passera à la télé, j'aimerais bien la voir en direct car les replay, c'est pas trop mon truc, c'est hyper long, je trouve, à cause des pubs ! J'adore les tempura, mais je n'en fais jamais car, ayant eu une amie japonaise qui, évidemment les faisait excellemment, j'appréhende toujours de ne pas retrouver "le" goût des siens. Bon, tu m'as donné envie, je vais essayer quand même ce we, avec les trois plantes dont tu parles, toutes en pleine végétation en ce moment...

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  7. je n'arrive pas à me débarrasser de la renouée dans mon jardin, et trouve déplacé d'encourager des personnes à l'introduire chez eux. Cette plante est considérée comme invasive en Suisse, Angleterre, Canada, la France semble en retard dans ce domaine...

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  8. Bonjour Sandrine, la France, pas plus ni moins qu'un autre pays (l'herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin !) ne peut prendre des mesures éradiquantes en la matière. Considérer qu'une plante est invasive - c'est un phénomène qu'on observe chez toutes les plantes importées - ne règle pas le problème, sinon on se demande pourquoi on a encore tant d'acacias, de mimosas, de ficoïdes, tant de berces... Le problème de la renouée, qui est une jolie plante au demeurant, c'est que, à l'instar de certains bambous, elle arrive à faire des rejets à des dizaines de mètres du pied-mère... Ce n'est pas un cadeau pour le voisin quand on en plante, ni pour soi-même, sauf à avoir de grandes superficies à couvrir délibérément... C'est pourquoi je préviens qu'il faut bien réfléchir avant... ou alors il faut la brouter tous les jours ! Pour ma part, je me contente de la consommer quand je la trouve à l'état sauvage, ce n'est pas une plante que j'ai spécialement envie d'avoir dans mes jardins...

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  9. Cette plante ne doit en aucun cas être planté chez soi, ce n'est pas juste une plante qui pousse très vite en été et qui se mange c'est une vraie plante invasive. En planter chez soi cela veux dire vouloir voir son jardin (et ceux de ses voisins) envahis par cette plante. Elle se reproduit de façon végétative et donc les nouvelles pousses proviennent des rhizomes. Un rhizome peut attendre 10 ans dans le sol avant de faire une pousse.Cette plante produit des toxines au niveaux de ces racines qui tuent les racines des autres plantes. Si vous voulaient en savoir plus sur cette peste, allez voir ce site que j'ai trouvé: http://pagesperso-orange.fr/fallopia.japonica/resume.html

    En bref, NE JAMAIS PLANTER DE RENOUÉE CHEZ SOI ELLE POSE DÉJÀ ASSEZ DE PROBLÈME COMME ÇA!!!!!

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  10. Merci, Anonyme, pour ces infos que je possédais déjà et que j'ai "traduites" dans le message pour ce blog qui n'a pas une vocation "policière" !!! D'ailleurs, votre commentaire rejoint celui de Sandrine, auquel j'ai déjà répondu... Mon blog, je le répète, est juste un lieu de partage de recettes basées sur la consommation des plantes dites sauvages comestibles qu'on peut cueillir lors d'une promenade ! Quant aux problèmes que posent les invasives, les "pestes" comme on les appelle maintenant après les avoir admirées du temps de leur introduction, parmi lesquelles la renouée du Japon n'est que quantité négligeable, je laisse les autorités compétentes s'en charger... Pour l'instant, que je sache, d'ailleurs, la renouée du Japon n'est pas encore interdite de plantation... Et je n'ai, à mon niveau, et surtout dans le cadre de ce blog, rien à interdire ou à (dé)conseiller aux gens qui sont libres et responsables, j'ose le supposer !!!

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  11. je répond a ton message.
    Mon commentaire n'avait en aucun cas une visée policière mais cette plante, même en la "broutant" régulièrement ne sera pas éradiquer.
    J'ai travailler sur cette plante au cour d'un stage en sur la gestion des rivières et ruisseaux. C'est l'un des pire fléaux existants a ce niveau la. Elle colonise a une vitesse fulgurante et elle est quasiment impossible a éradiquer (a ce jour). Mon commentaire était plus de l'information et je suis désoler que tu l'ai pris mal.

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  12. Merci, Anonyme, pour cet échange. En fait, non, je n'ai pas mal pris ton commentaire, mais dans la mesure où tes informations figuraient déjà dans mon message (un peu plus humoristique qu'informatif, je le reconnais piteusement), et qu'un visiteur avait déjà commenté dans le même sens, cela m'obligeait à une nouvelle mise au point sur l'OBJET de ce blog (voir sur le bandeau à droite). Je te remercie, et mes lecteurs aussi, certainement, pour tes précisions. D'ailleurs, ton intervention, positive en cela, va m'amener à "repenser" un peu plus rigoureusement la présentation de ce blog. Je m'y attèle dès que j'aurai cinq minutes. Et dans ma future fiche descriptive sur la renouée du Japon, je ne manquerai pas de reprendre ton intervention. As-tu un nom, pseudo, ce sera plus facile pour communiquer !
    PS : j'ai suivi une conférence sur cette plante, je connais exactement son mode de végétation, mais je n'ai pas trouvé utile de répercuter mes connaissances scientifiques sur ce blog à vocation, avant tout, culinairement expérimental... Or, j'ai été la première à avertir, dans ton sens, une amie parisienne qui vient de planter la renouée dans son jardin de l'Yonnne, même s'il fait 3000m² ! En revanche, je reviens de Bretagne, où une autre invasive a la faveur du public : le véritable acacia, le magnifique "mimosa" en pleine floraison, immense fléau aussi pour les forêts méditérranéennes ; et je ne parle pas du phytolaque (comestible cuit avec beaucoup de précautions), qui a déclenché ces dernières années et très récemment une véritable guerre pour l'éradiquer en Seine-et-Marne où on parle même d'aller la "bastonner" (sic) !!! Et que dire de la berce du Caucase, etc. Je trouve dommage qu'on n'arrive pas à mieux responsabiliser les gens sur le danger des introductions intempestives (que ce soit en matière de faune ou de flore) et non contrôlées des espèces étrangères, et que les autorités compétentes elles-mêmes aient mis du temps avant de s'attaquer au problème sérieusement... Sans doute l'évolution de la science permet-elle de mieux appréhender certains aspects de la question et le souci de préserver notre environnement a-t-il aussi fait avancer les choses pour une meilleure maîtrise de notre paysage...

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  13. C'est "Anonyme".

    Je trouve ton blog intéressant mais pour les plantes "invasives" je pense qu'il te faudrait mettre une partie mise en garde assez voyante. exemple de cas : la renouée (c'est celle que je connais le mieux), si un de tes lecteurs en ramasse mais ne fait pas attentions et qu'il tombe 1 ou 2 tiges sur le chemin du retour, il y a de forte chances pour que ses tiges se boutures et reforment de nouveau foyer.

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  14. C'est noté, Azendor, je crois qu'effectivement, il faut une certaine rigueur quand on veut tenir un blog de "sauvages". Je partais en fait du postulat que tout le monde doit se montrer responsable et donc s'informer sur tout et pour tout, voeu pieux mais peut-être un peu naïf. Il y a déjà un moment que je voulais restructurer ce blog encore à ses premiers balbutiements (même pas un an !) en y incluant, notamment, des mises en garde telles que tu les suggères, ainsi que des précisions sur les précautions à prendre lors de la cueillette concernant chacune des plantes abordées, mes "recommandations" générales en avant-propos me paraissant, aujourd'hui, au vu de tes commentaires et questions d'autres blogueurs, insuffisantes. Mille mercis pour ton intervention, en tout cas, et à bientôt, peut-être, pour une autre "invasive" que j'adore cuisiner : le phytolaque !

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  15. Je me promenais hier en bord de rivière: sur des kilomètres, toutes les autres plantes présentes l'an passé meurent et la grande diversité disparaît au profit de la renouée, omniprésente, gigantesque et masquante...un vrai cauchemar où cette unique beauté étouffe tout; en cherchant des informations, je lis ce blog qui me semble révélateur de pratiques actuelles peu réfléchies: herboriser, reconnaître les espèces, identifier les risques et opportunités liées à ces espèces, c'est le B.A.BA de tout amateur, fut-il de plantes "sauvages" à cuisiner. Apprentis sorciers nous le sommes trop souvent et aucune diffusion ne doit se faire sans prendre les précautions à une époque où ce "retour à la nature", à la mode et qui fait vendre, provoque chaque jour des dégâts dans des écosystèmes perturbés déjà par d'autres causes...pour la renouée, comme pour phytolacca americana, ou autres... A qui profite cette mode irresponsable de vulgarisation qui nous fait croire qu'être "écologiste" et proche de la nature, c'est cela?
    Renouer avec la planète, oui, renouée, non! Il existe tant de recettes avec tant de plantes "sauvages" variées, et les livres ne manquent pas. Et adieu aux apprentis sorciers...au moins dans ce domaine.

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  16. Oh, la, la, Anonyme, votre explication de texte me semble bien confuse, un peu déplacée : je ne suis ni apprentie sorcière, ni scientifique, ni botaniste, ni herboriste, toutes étiquettes auxquelles vous semblez pouvoir prétendre en faisant une fixation sur cette pauvre renouée ! Mais, pour simple cuisinière, qui plus est, du dimanche que je suis, je suis parfaitement au courant des problèmes que posent les plantes dites, en tout cas reconnues aujourd’hui comme telles, invasives. Or, je ne cultive pas la renouée, ni n’incite personne à le faire, je me contente de la cueillir dans la nature et de la consommer à l’occasion ! Le blog exige une éthique que vous semblez avoir oubliée : on n’y vient pas comme dans un café du commerce en attrapant une conversation au vol... Je vous invite à lire mon AVANT-PROPOS avant de commenter à l'emporte-pièce, sur MON blog, qui, s’il est public, n'a aucune vocation à véhiculer une mode ou quoi que ce soit..., mais juste à partager le plaisir retrouvé de la cueillette. Passez donc votre chemin si cela ne vous intéresse pas, sans vous poser en donneur de leçons tout à fait inappropriées ici… Car ce que vous appelez une "mode", je la pratique, COMME JE L’AI DIT, DEPUIS L’ENFANCE, et, compte tenu de mon âge, permettez-moi de vous dire que vos histoires de mode, d'apprentis sorciers me font bien sourire…, sans compter que je n’ai rien à vendre (?). Créez donc votre propre blog pour dispenser vos belles leçons (de quoi, d’ailleurs, je me le demande...), si vous pensez qu'elles peuvent intéresser du monde, sans vous méprendre sur l'objet de MON blog : je le répète, au cas où vous ne l’auriez pas compris soit à travers mes messages soit à la lecture de mon AVANT-PROPOS (si ce mot a un sens, c’est bien ici qu’il a une utilité…), je n’écris ici que mon plaisir de cuisiner des sauvages, fût-elle la renouée (du Japon, bien entendu, puisqu’il en existe beaucoup d’autres) ou le phytolaque. Peut-être confondez-vous aussi blog, forum ou site... Respectez l’éthique du blog, s’il vous plaît, si vous comptez revenir ici, en commençant par ne pas vous cacher derrière l’anonymat pour écrire des commentaires dont tant la teneur sentencieuse que le jeu de mot calamiteux me laissent encore perplexe... Par principe, et telle est MON éthique, je publie tous les messages, même anonymes, mais j’avoue qu’il y en a qui méritent d’aller directement à la poubelle... Mais restons positifs. Je vous invite à relire tant les messages que les commentaires sur le sujet précis de la renouée, avant d’intervenir dans le sens que vous venez de faire, un peu intempestivement, en m’obligeant, par courtoisie, à une réponse qui n’est qu’une redite, sans apporter quoi que ce soit, de votre côté, comme information utile…

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  17. En publiant un blog, vous vous exposez aux commentaires de lecture, ce qui est la règle du jeu, soyez bon joueur Colibri. Car l'internet permet, en tapant le nom d'une plante, de trouver ce qui s'y réfère: que ce soit des conseils de bloggeurs, ceux de scientifiques...ou ceux de groupes commerciaux paramédicaux.
    Vous voilà donc piquée au vif, ce qui ne peut être que salutaire pour l'avenir de ce blog et de ses lecteurs épisodiques, quelques personnes ayant déjà attiré votre attention sur les faits soulevés (un anonyme le 06 avril, Azendor le 09). N'oubliez pas cependant de vous renseigner sur la mode en question, celle qui fait "vendre nature" sans considération aucune pour l'écologie d'un système donné. Vous êtes seulement "naïve" dîtes-vous, et indignée que votre prosélytisme culinaire soit commenté, ce qui relève de la même naïveté. Vous avez ma sympathie car ce n'est pas agréable, mais c'est seulement la contrepartie au partage que vous souhaitez prôner et que vous provoquez.
    A part ça, c'est un blog intéressant que je conseillerai, sachant votre attention éveillée quant aux cueillettes "nature" et à leurs limites...bonnes recettes, mais inoffensives en tout point donc.

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  18. Si je n'étais pas beau joueur, je n'aurais même pas publié votre premier commentaire, Anonyme ! Et je ne publierai même pas celui que venez encore de laisser, ne tenant aucun compte de ma précédente réplique : soit vous lisez trop vite, soit vous ne comprenez pas ce que j'écris ou CE que que les autres écrivent, car le précédent Anonyme et Azendor ne sont qu’une seule et même personne qui s’est dévoilée, par politesse, à ma demande, ce qui n’est pas votre cas. D’ailleurs, j’ai l’impression que vous refusez toujours de comprendre la différence entre blog, forum et site… Je le répète, un blog, même s’il est public, n'est pas un forum ni un site avec un objet et un encadrement lié à leur caractère interactif par définition, c'est un lieu privé où chacun exprime ses passions, lesquelles n’engagent que lui, avec les excès et les défauts que cela peut engendrer, mais c'est le propre du blog, quel que soit le domaine abordé, et c’est parce que je joue le jeu que j’ouvre la porte aux commentaires, même anonymes, que j’y réponds, même s’ils sont désagréables. En fait, ce n’est pas un adjectif que j’emploie pour les commentaires, je ne les évalue pas en terme de complaisance, mais en terme d’information ou d’échange de connaissances. Or, votre premier commentaire ne m’avait apporté aucune information que je ne possédais déjà, il s’est contenté de me faire la « morale ». Reconnaissez que c’était un peu déplacé, surtout sous couvert d’anonymat la plus totale de sorte que j’ignore même quelle est votre domaine d’activité ou de passion. Quant à mon intention, vous vous trompez sur toute la ligne : je n’ai pas le temps, ni l’envie d’ailleurs, de déployer un prosélytisme quelconque dans ce domaine largement relayé de nos jours par des spécialistes qui se font des c… en or, seulement une envie de partager des idées sur l’utilisation des plantes sauvages comestibles, celles que je connais ou découvre grâce à d’autres blogueurs qui ont la même démarche que moi. Euh…, surtout, ne faites pas de pub pour ce blog, j’ai déjà du mal à répondre, toujours par la négative jusqu’à présent, aux courriels d’invitations diverses et variées à participer à des manifestations ou animations de cuisine de plantes sauvages. Une chose est certaine : je ne cours ni après l’audience ni après la célébrité, car cela demanderait une implication en terme de temps, ce que je ne puis me permettre pour l’instant, étant toujours en activité. Au contraire… On me propose souvent d’organiser des groupes de cueillette. Or, par tempérament, j’aime bien rester dans mon coin et, souvent, pour moi, nature rime aussi avec solitude, j’aime bien l’observer à mon rythme, et à deux on est déjà un groupe ! Merci d'être repassé...
    PS : je suis très loin d'être naïve..., c'est une déformation professionnelle, je pèse mes mots et sais exactement les réactions ou les réponses que chacun d'eux peut entraîner..., et ce n'est pas parce que je me reconnais comme cuisinière du dimanche que je n'ai pas relativisé votre premier commentaire... Car je n'ai pas vu en quoi consommer de la renouée du Japon pouvait avoir de "provocant"... Vous viendrait-il à l'idée d'aller tancer F.Couplan, P.Lieutaghi, ou même Marc Veyrat sur le sujet ?!!

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  19. Hé hé colibri, tu as été victime d'un Troll?
    En tout cas c'est vrai que c'est une plante invasive terrible, il suffit de les voir sur les côtés des autoroutes, je les vois évoluer d'année en année.
    Je fais comme toi , je me contente de cueillir et je ne propage pas.

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  20. Euh... j'eus préféré un drôle à la place du troll !!! Faut croire que je les attire, j'ai déjà une poulpiquette à la maison (une chatte qui avait élu domicile chez moi en Bretagne après la mort de sa "mamie" et que j'ai définitivement adoptée)... En tout cas, la renouée du Japon fait causer ! Au bois, il y a des massifs qui surgissent de partout, ils sont régulièrement fauchés par endroits, à d'autres ils sont laissés pour préserver la faune (quelquefois microscopique) qui s'y est développée... Je suis épatée par la politique d'entretien de ce bois depuis la dernière grande tempête... Chaque parcelle fait l'objet d'un soin particulier.

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  21. Je voulais juste te dire que j'ai gouter la renouée et je la trouve bonne même si je n'en mangerai pas tout les jours (dans mes recherches pour mon études, j'ai lu qu'en manger trop souvent pouvait finir pas être néfaste pour la santé surtout a cause des lieux ou elle pousse puisqu'elle pousse partout, elle peut absorber des substances assez "chimique")

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  22. Recoucou Azendor, merci pour les info. ! Oui, c'est vrai que toute récolte de sauvages doit faire l'objet d'une attention particulière sur les lieux de végétation, même s'il faut relativiser beaucoup, sinon on ne mangerait même pas ces belles pêches qu'on peut trouver sur nos marchés et dont les vergers se trouvent en bordure de l'autoroute du soleil !!! De toute façon, comme pour n'importe quel aliment ou plante cultivée, il ne faut pas en abuser... J'avoue que, pour la renouée, je n'ai pas l'occasion d'en manger souvent, vu qu'elle pousse à une allure folle : deux ou trois fois par an, juste pour le plaisir de cuisiner sauvage après une belle balade dans la nature, en mémoire de mon enfance, enfin, j'essaie de revoir cette nature avec ces yeux-là, mais elle a bien changé ! Qu'y pouvons-nous... Même le béton en fait partie intégrante puisque, Dame Nature est ce que l'Homme en fait, ce depuis la Nuit des temps... Restons vigilants et essayons de la conserver pour des transitions en douceur entre nous et l'homme de demain, à cette époque où tout va si, trop vite...

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  23. La renouée du japon, j'en ai dans mon jardin, c'est vrai qu'elle est invahissante, mais avez vous vu les abeilles butiner leurs fleurs, c'est une pure merveille de la nature, prenez le temps d'observer, le jour ou il n'y aura plus d'abeilles, les hommes disparaitront dans les 4 ans qui suivront et croyez vous que le beton lui n'est pas envahissant, il, suffit de controler les plantes et le tour est joué

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  24. Bonjour,
    Je me bats contre une invasion récente de renouée dans mon jardin et effectivement, je la déteste! Mais j'ai apprécié votre article qui m'a permis de la voir d'un nouvel oeil. Je continuerai d'arracher la renouée pour éviter qu'elle ne colonise tout le jardin, mais je la détesterai moins...

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  25. Bonjour Magali merci pour ta visite et ton sympathique commentaire. Ouf, j'ai encore craint de me faire battre à cause de cette pauvre plante qui n'a pas demandé à être exportée jusqu'à chez nous ! Le problème, il faut le reconnaître, c'est qu'elle ressurgit à des dizaines de mètres du pied mère pour former aussitôt un massif assez imposant, c'est pourquoi, bien que je l'aime beaucoup, je m'interdis de la planter dans mes jardins car les voisins ne seraient pas ravis ! Je vais revenir plus longtemps sur ton blog, j'ai jeté un coup d'oeil, c'est sympa en bilingue, ça me remettrai quotidiennement dans l'anglais pour épater mes potes outre-Manche à ma prochaine visite chez eux ! A bientôt.

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  26. Bonjour,
    Cela fait 1 an, certes, que le débat faisait rage, mais j'ajouterais simplement : que dire de la betterave et du maïs, nettement plus invasifs! et cultivés à grande échelle

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  27. Attention, il faut être prudent concernant la consommation de cette plante.
    Source: article wikipedia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Renou%C3%A9e_du_Japon

    Il n'est pas prudent de consommer des renouées récoltées en Europe, car la majorité des massifs s'est développés sur des sols artificiels. La probabilité que ces sols soient pollués et que la végétation qui se développe dessus impropre à la consommation humaine, est donc très importante.
    .../...
    La renouée du Japon et ses hybrides sont des plantes indicatrices d'une pollution des sols en métaux, surtout l'aluminium. L'analogie entre les cartes de répartition de cette espèce et des milieux dégradés est frappante : les milieux eutrophisés, par exemple par les lisiers en Bretagne; ceux acidifiés, par exemple certains massifs aux roches non-calcaires où les retombées acides sont particulièrement redoutables -sans compter les rejets métalliques des anciennes mines et carrières; les zones urbaines bien sûr.
    Elle a la caractéristique d'accumuler dans ses tissus toutes sortes de composés métalliques à des niveaux extrêmes sans subir de dommage.
    Il a aussi été observé que cette renouée est hyperaccumulatrice du chrome même à des concentrations habituelles de cet élément dans les sols.
    Du fait de ce caractère indicateur, l'invasion généralisée par cette plante rend compte d'une pollution elle-même généralisée du milieu. Les polluants et donc ces plantes sont fortement présents près des routes, parcs de stationnements, voies ferrées, berges, tas d'ordures, etc.

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  28. Bonjour Tabasco,
    Question sol artificiel, que diriez-vous des fraises, des tomates, dont la culture est hautement maîtrisée, soi-disant, deux productions intensives envahissant actuellement les paysages, en particulier le breton, d'où je reviens, où s'étalent désormais à perte de vue tunnels plexi... Et je ne parle pas des substances douteuses dont on les abreuve dessous, dessus pour qu'elles arrivent très belles sur les tables.
    S'agissant des plantes sauvages, il ne me viendrait pas à l'idée - et j'espère que cela ne vient jamais à l'idée de quelqu'un de sensé - de les récolter en bordure de route, sur les décharges d'ordures, dans les parcs de stationnement, près des voies ferrées !!!
    En avant-propos de mon blog et dans ma page de présentation, notamment dans mes recommandations, j'ai appelé l'attention des lecteurs sur les précautions à prendre lors des cueillettes, notamment sur les lieux de récolte. Je ne peux faire plus s'agissant de la responsabilité de chacun par rapport à ses habitudes de consommation habituelle, cela me semble tomber sous le sens de savoir décrypter une étiquette du commerce ou d'avoir une idée de l'endroit où l'on cueille avant d'acheter ou de récolter...
    Manger de la rénouée une Ou deux fois par an me fait bien moins peur que de consommer ces fraises ou tomates pendant six mois presque tous les jours...
    Les lecteurs feront la part des choses entre mon message et les différents commentaires qui ont émaillé ce billet sur la renouée du Japon... Le vôtre vient compléter la série, elle n'est pas finie, si j'en crois les réactions qu'elle déclenche ! Ce que vous retenez de l'article Wiki n'est qu'un condensé négatif de tout ce que j'ai pu lire à son sujet... Pourquoi ne pas préciser que les abeilles vont butiner en automne sur ces fleurs, presque les dernières de l'année à leur portée... Faudrait-il alors obliger à trier le miel de ces abeilles pour interdire celui qui contiendrait de la renouée... Je ne crois pas que celui qui achète du miel dit mille fleurs se pose la question de savoir où elles ont butiné...
    La question est ouverte sur ce vaste sujet mais je crois qu'il y a des blogs spécialisés qui le traitent très bien, dont celui du CEDEPA cité dans ma liste de lecture.
    Merci pour vos précisions, votre commentaire peut intéresser les lecteurs, il ajoute encore à la polémique sur cette "invasive", qui plus est colonisatrice...

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    1. Bonjour Colibri,

      Merci beaucoup pour votre réponse détaillée. Je suis globalement d'accord avec vous notamment sur ça:
      Manger de la renouée une Ou deux fois par an me fait bien moins peur que de consommer ces fraises ou tomates pendant six mois presque tous les jours...

      Mes excuses, mon but n'était pas de d'alimenter la polémique à trolls.
      Je me suis moi même récemment renseigné sur cette plante, et j'ai pu entendre ou lire de-ci de-là des commentaires incitants à la manger plutôt que de l'éradiquer sans plus de précisions. Je suis bien conscient que votre page offre une source d'informations riches accompagnées des mises en garde nécessaires. Je souhaitais juste apporter ces précisions qui sont malheureusement trop souvent oubliées. La renouée est tout de même un plante a consommer avec précaution du fait de sa forte propension à fixer les polluants, notamment les métaux.
      Ceci dit elle les fixe principalement au niveau des racines, les parties plus hautes sont en principe beaucoup moins touchées.
      Il est vrai qu'à la relecture de mon premier post je m'aperçois qu'il a un ton assez négatif. Veuillez m'en excuser.

      Sinon, l'émincé de boeuf à l'asiatique à l'air excellent.

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  29. Pas de souci, Tabasco, il est difficile, en quelques lignes, d'intervenir sur un sujet (même si ce n'est pas politique !). Je suis pour le débat contradictoire, l'échange de points de vue est toujours utile pour avancer. Et un oeil neuf est parfois nécessaire. En l'occurence, les lecteurs apprécieront vos commentaires, étant seulement observé que, sauf dans son pays d'origine où elle est largement consommée comme un aliment courant, je ne pense pas que, dans notre pays, elle fera l'objet d'une utilisation fréquente en cuisine. C'est une simple curiosité pour les amateurs de cuisine sauvage...

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  30. Bonjour,
    Actuellement en stage sur la problématique des plantes invasives, je me suis intéréssé à de nombreuses plantes envahissantes dans le midi de la France. Mes recherches vont de l'érable négundo, au robinier faux accacias, en passant par l'ambroisie et bien sur la renouée du Japon.
    Cette dernière est une plante des plus intéressante. Pardonnez moi le terme, mais c'est une plante quasiment "increvable" (elle résiste à la fauche, à l'arrachage, au bachage etc...). Elle a des particularité impressionante telle que sa vitesse de pousse (environ 7 cm par jours), sur-adaptée à son milieu, elle produit des substances dans ces rhysomes empêchant le pousse d'espèces autochtones.
    Pour étudier cette plante, j'ai installé des stations d'observations et je me suis rendu compte qu'il s'agit d'une plante au potentiel vraiment intéressant.

    Très intéressé par la cuisine sauvage, je suis tombé avec un grand plaisir sur votre blog qui m'a permit de découvrir d'autres aspect de cette plante. Elle est aussi très utilisée dans la pharmacopée chinoise.
    Je voulais vous demander à quelle période conceillez vous la récolte, peut-on la concerver, et les tiges de repousse aprés fauchage sont elles bonnes?

    Ensuite, pour répondre à anonyme du 10 septembre, certe, il s'agit d'une plante méllifère, mais il ne faut pas oublier son caractère invasif qui justement prend la place d'autres espèces mellifères locales. La présence et le dévellopement de la renouée du japon entraine une baisse concidérable de la population floristique mais aussi faunistique.
    Elle cause aussi d'autres problèmes plus méconnus tels que l'érosion des berges (racines traçantes) favorisée lors des crues, risque d'embacles (barrages naturels à l'écoulement du cours d'eau).

    J'ai lus au cours de mes recherches que la renouée était utilisée pour nettoyer les sols pollués au métaux lourds, et de plus il faut éviter de la consommer crue (acide oxalique provoquant de slésions du foie). Donc, je ne saurais conceillé d'être sur de l'endroit de la récolte et de la cuisiner ainsi que d'éviter de la cultiver en bord de cours d'eau (prolifération facilitée et très rapide).

    Si vous êtes en avez déjà dans votre jardin il est important de respecter certaines précautions telles que éviter sa prolifération en brulant TOUS les résidus de coupe en les déplaçants le moins possible, ne composter aucun élément de cette plante ou encore essayer de la contenir (pot ou barrière entérrée).
    Les dégats sur l'écosytème sont réels et importants.

    En tout cas, merci pour votre article, je pense citer vos recette dans mon rapport de stage avec votre autorisation bien entendu. Je m'en vais de ce pas découvrir vos autres recette culinaires sauvages.

    Merci.

    Roots boy.

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    1. Bonjour Roots Boy, merci pour ce long commentaire qui vient compléter utilement les nombreux déjà émis sur ce sujet qui semble passionner plus d'un ! Je n'ai pas de renouée dans mon jardin, mais de la menthe, et je peux vous dire que, d'un seul pot de cinq tiges enterré dans un coin de jardin, j'en ai maintenant partout... sur 500 m², et même en dehors, sur les talus extérieurs, après qu'elle a traversé... les cailloux !!! Quant au bambou, j'ai vu dans le jardin de mon oncle ce que cela a pu donner aussi !!! C'est terrible, ces plantes à rhizomes qu'on n'arrive pas à contenir, c'est sûr qu'il faut réfléchir avant d'en planter, et je ne parle pas de celles qui viennent toutes seules comme l'ortie, l'épiaire... ! Pour la renouée, j'en trouve facilement dans la nature, je ne vais pas me tracasser, si ce n'est sur l'endroit où je la récolte.
      En cuisine, pour la récolte, tout dépend beaucoup du temps qui déterminer la tendreté de ses tiges. C'est en début de printemps qu'elle est intéressante, sinon, lorsque le temps est pluvieux comme cette année, on peut récolter au fur et à mesure ses grandes tiges restées tendres ou ses nouvelles repousses après fauchage, tout aussi tendres et intéressantes en cuisine. J'ai vu une émission sur FR3 où un certain Gérard Verret présente au public la cuisine à la renouée du Japon dans son Alsace natal... Vous trouverez peut-être sur son site d'autres recettes : "JARDIN GOURMAND" de Gérard Verret.
      Merci pour votre visite et bonne promenade sur mon blog.

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    2. Bonjour Colibri,
      Bravo pour ce blog documenté bien illustré. C’est la thématique qui est très séduisante : que peut-on cuisiner sans dépenser une fortune ? quel légume et quel fruit sont à notre disposition localement sans qu’ils n’aient été traités chimiquement 15 fois dans la saison ? Les anciennes variétés oubliées ont du goût. Les usines à fabriquer fruits et légumes hors sol aux engrais à des milliers de km ont de belles couleurs mais n’ont aucun goût ni aucune valeur nutritionnelle.
      La renouée du Japon a du succès. Elle subit un déferlement extraordinaire de qualificatifs tellement excessifs qu’ils en deviennent grotesques. Et ceux qui n’ont aucun bon sens émettent des idées soit farfelues, soit invalidantes pour l’environnement, mais toujours onéreuses …et inefficaces ; suffirait de copier le paysan qui a le savoir-faire pour se débarrasser du chardon , du panicaut ou de la grande oseille avec des procédés naturels. Pas simple mais efficace.
      J’en arrive à me demander si ce scénario n’est pas construit et bien huilé : « la renouée est une plante ennemie à éradiquer> personne n’y arrive mais l’ennemi doit être éradiqué coûte que coûte>> seul un traitement chimique sera efficace ».
      Car très sincèrement, à part ce cheminement destiné à absoudre a priori l’option chimique, je ne vois pas où on veut en venir ? Le problème est intellectuel et la solution est physique. L’énergie à écrire les articles fatigue moins que l’huile de coude. C’est pourtant le seul remède pour limiter son emprise dans les endroits où le propriétaire l’estime indésirable, comme pour toutes les espèces envahissantes.
      Philippe Benoist.
      http://cedepa.wordpress.com/2012/06/24/la-renouee-du-japon-fallopia-japonica/

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