observation préliminaire

Ce blog est ma création et, à ce titre, il est protégé, textes et images, par le "copyright', ou droit d'auteur (code de la propriété intellectuelle). Sauf pour un usage privé, toute reproduction sans mon autorisation est interdite.
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Il est TRES IMPORTANT de lire la présentation complète de ce blog avant de consulter les messages (cliquer sur l'onglet correspondant). En effet, la cueillette des sauvages ne s'improvise pas (...) En aucun cas, les renseignements fournis dans ce blog ou les expériences culinaires personnelles relatées ici ne sauraient constituer une incitation à consommer des plantes sauvages (...), ni m'engager de quelque façon que ce soit vis-à-vis des lecteurs (...)
Dernier memo en date :
30 janvier 2016
Chers amis lecteurs, en attendant que je reprenne un par un les billets de ce blog dont certains lecteurs m'ont signalé qu'il était illisible car parfois écrit jaune sur blanc (*), je suis encore dans les temps pour vous souhaiter une très belle année 2016... Lire la suite ici http://bellessauvagesetplus.blogspot.fr/2016/01/blog-en-cours-de-restauration-non-non.html

dimanche 20 juin 2010

à bientôt (glaucienne jaune, pavot cornu)

 
Vu le temps pourri, je me suis équipée en conséquence pour partir en cueillette : ciré, chapeau de pluie ! Portez-vous bien, je reviens vite et j'espère qu'à défaut de bonnes recettes nouvelles, je pourrais au moins vous rapporter une belle cueillette de photos !
En attendant, je vous laisse admirer cette jolie fleur que je retrouve tous les ans, en toute saison, au même endroit, lors de ma cueillette de bette maritime. Je pensais que c'était une onagre, au début, mais il s'agit de la glaucienne jaune (Glaucium flavum), dit aussi pavot cornu, en raison de ses fruits longs, fins et arqués pouvant atteindre plus de 30cm ! 
DESCRIPTION :
C'est une plante bisanuelle de la famille des Papavéracées, parfois vivace comme, apparemment, c'est le cas de la mienne, elle se rencontre parfois sur le littoral de la Manche, de l'Atlantique, sur le haut des plages, dunes mobiles, cordons de galets, dunes auparavant fixées mais perturbées par des facteurs divers... Elle est plus fréquente en région méditerranéenne dans les sables du littoral mais aussi sur les coteaux et le bord des routes et des chemins, ou en moyenne montagne où on peut la rencontrer jusqu'à 800m d'altitude.
J'ignore pour l'instant si elle est comestible, mais, de toute façon, comme je n'en ai pas beaucoup rencontré lors de mes promenades, je me contente, pour l'instant, de la photographier et ne suis pas pressée de découvrir, éventuellement, ses qualités gustatives ! Pourtant, on dit qu'elle est assez commune dans les endroits ci-dessus décrits...



Ci-dessus : jeune plant (à gauche) côtoyant un pied en fructification (en bas à droite)
Ci-dessous : une jeune rosace de printemps

 Sur ces deux photos, on voit bien les fruits très longs du pavot cornu

mercredi 16 juin 2010

sirop de sureau, c'est trop bon !!!

faisselle au sirop de sureau et framboises
Du coup, je passe mon temps à "goûter" mon pot échantillon qui ne va pas passer la semaine, j'en mets partout ! Vraiment, je trouve l'odeur et le goût de ce sirop délicieux. Simplement dilué dans de l'eau, c'est un vrai plaisir pour l'odorat et le palais, j'en boirais des litres ! Ce soir, c'était faisselle au sirop de sureau et framboises (en provenance du Maroc, pas mauvaises du tout). Dessert sans préparation, vite servi et vite englouti avec un oeil sur le but de cette petite équipe coréenne face aux superfavoris brésiliens, c'était réjouissant, en voilà un qui pourrait être vite promu ministre chez lui ! Vite fait, bien fait ! Vite... il faut le dire... vite, s'agissant de mon sirop de sureau (recette ici), vu le temps que cela m'avait pris pour détacher les pétales de fleurs ! Je trouve ma dernière recette parfaite à mon goût, je vais l'adopter définitivement, même si la préparation des fleurs est un peu longue et demande une certaine dextérité ainsi qu'une grande patience ! En fait, avec l'expérience, on finit par savoir quelles sont les fleurs à maturité parfaite qu'il faut cueillir, c'est l'essentiel, ainsi les pétales se détachent facilement et il n'y a pas trop de perte, à part de patience !


lundi 14 juin 2010

guimauve (dédicace à Sacha)

Cette photo de bonbons de guimauve a été empruntée à Camille, du blog "Cake in the city", vous trouverez sa recette ici 
Sacha(http://lejournalgourmanddesacha.blogspot.com/), dont les super blogs de cuisine, gâteaux, liqueurs ou autres sont plus inventifs les uns que les autres, m'a inspiré un petit complément à mon précédent billet sur la mauve royale. On entend souvent parler de la guimauve pour désigner le marshmallow ou bonbons divers en ayant la texture, tout en se demandant pourquoi la plante, la guimauve (Althaea officinalis)  avait donné son nom à ce qui, actuellement, ne contient aucune de ses composantes. Or à l'origine, c'est bien cette plante, de la famille des malvacées, dont les feuilles mais surtout les racines contiennent beaucoup de mucilage, qui a inspiré les confiseurs. La recette traditionnelle utilisait en effet sa racine, très mucilagineuse, pour fabriquer ces bonbons à l'aspect un peu spongieux et au pouvoir antitussif très puissant. Dommage que je n'en ai pas sous la main en ce moment car je suis en train de m'abrutir de médicaments de laboratoire qui me font enfler de partout, c'est horrible, pour combattre un virus et soigner une toux carabinée !!!
Ce n'est qu'au 19ème siècle que la gélatine a remplacé la racine de la guimauve, de sorte que le bonbon désormais commercialisé sous ce nom n'a plus rien à voir avec celui de nos grand-mères.
J'attends donc d'avoir des racines de mauves sous la main pour fabriquer ce bonbon 100% naturellement bon !
NB : en ce moment, dans les cocktails, on n'échappe pas à la guimauve en brochette, grillée, non au feu de bois comme dans le temps, mais au décapeur thermique !!! Avis aux amateurs, mais faire attention de ne pas se brûler les lèvres au moment de la dégustation !

samedi 12 juin 2010

mauve royale (écho du jour à Nicolas)


En parlant sur son blog de cette magnifique plante qui porte bien son nom, Nicolas(sauvagement-bon) m'a donné envie de publier un petit billet sur elle. J'en prends des photos à longueur d'année, tellement elle est belle.
 

DESCRIPTION
La mauve royale (lavatera arborea  L., avant la révision taxonomique de 1998, où elle a pris le nom de Malva dendromorpha), de la famille des Malvacées, est une plante arbustive très robuste. Ses tiges se lignifient à la base, elles sont un peu poilues en début de croissance, puis deviennent glabres, tout comme le feuillage, d'abord velouté puis lisse. Grandes feuilles circulaires, palmatilobées, légèrement dentées, sur longs pétioles. Grosses fleurs rose pourpre pouvant atteindre 4cm de diamètre, avec calicule à pièces aussi longues que les sépales du calice et pétales chevauchantes, regroupées à l'aisselle des feuilles supérieures. Les fruits sont formés en groupes d'akènes poilus ou glabres, en cercle, à l'intérieur du calice qui persiste. On les appelle couramment les "fromageons" en raison de leur forme.
Comme ses cousines de la famille des malvacées et du genre Althaea (la guimauve (Althaea officinalis) par exemple), cette plante aime les sols salés, littoraux ou intérieurs, elle est fréquente dans l'ouest de la France, naturalisée ou adventice ailleurs, son habitat de prédilection étant le bord de mer, sur sol caillouteux, falaises, rochers, le long des haies et quelquefois sur friches. Largement domestiquée, on la trouve souvent dans les jardins, à l'instar de ses hybrides de jardinerie, les différentes sortes de lavatère, des arbustes magnifiques, très florifères même si ses fleurs sont assez éphémères (*).
ATTENTION : dans cette famille, la lavatère maritime (Lavatera maritima) est protégée à l'échelle nationale. C'est une plante ligneuse buissonnante, d'environ 1m. Elle pousse sur les sols rocailleux, les éboulis calcaires, elle présente un feuillage gris cendré, les feuilles au sommet étant plus anguleuses que celles de la base, des fleurs abondantes rose tendre ou bleuâtre, avec une large macule violacée.
La photo ci-dessus est empruntée à http://mglebrusc.free.fr
base de donnée "eflore" http://www.tela-botanica.org
UTILISATION CULINAIRE
Comme toutes les mauves, la mauve royale (feuilles, fleurs et fruits) est comestible crue ou cuite. Les feuilles contiennent beaucoup de mucilage. Les fleurs sont plutôt décoratives, et les fruits, appelés "fromageons" croquent délicieusement sous la dent comme des noisettes encore séveuses.

En pleine végétation, la taille des feuilles est assez impressionnante.

Mais l'arbuste devient prend vite un aspect assez triste dès que ses feuilles jaunissent, et elles fanent vite, il suffit d'un temps trop chaud ou trop humide, difficile, cette altesse ! Sans compter que ses fleurs non plus ne durent pas longtemps, ce qui lui donnent souvent cette allure dégingandée dès qu'elle fructifie (ci-dessous).

Les fruits dits "fromageons". A croquer tels quels, comme des noisettes !
Evidemment, en Bretagne, la mauve royale est très présente sur tout le littoral.

(*) Pour les lavatères arbustives, vivaces, il faut veiller à les tailler sévèrement tous les printemps si on veut qu'elles vivent très longtemps (de 10 à 20 ans !). J'ai eu des réticences à les tailler de la sorte alors qu'elles fleurissaient même jusqu'à fin décembre, et mes magnifiques arbustes, qui sont devenus énormes au bout de la deuxième année, ont fini par "mourir" la quatrième, alors que toutes les boutures que j'ai données aux voisins se portent à merveille, notamment celles du jardin d'Anne, mon amie disparue récemment dans sa 50ème année. Elle avait écouté les conseils des professionnels et ratiboisait ses arbustes tous les ans. Du coup, chaque fois que je passe devant chez elle et que je vois ces "clones" de mes lavatères, j'ai un doublement pincement au coeur, un pour elle, emportée trop vite par ce sale crabe, un pour mes lavatères réduites en cendres depuis longtemps alors que je leur avais donné tant de soins pendant quelques années...
Les photos ci-dessous sont dédiées à la mémoire d'Anne, dont j'aimais bien les visites impromptues quand je jardinais. Elle arrivait avec les enfants qu'elle gardait, quelquefois quatre sur une poussette qu'elle avait aménagée de façon fort ingénieuse pour pouvoir les caser tous dedans et dessus !
 

Voilà, après avoir été luxuriantes pendant quatre ans, toutes mes lavatères ont rendu l'âme car je n'ai pas voulu les tailler très courts à chaque printemps comme préconisé. Au départ, j'avais un arbuste seulement. C'est une plante qui se bouture tellement bien que la moindre tige plantée dans le sol repart en arbuste en quelques mois ! J'en ai mis dans tous les jardins, devant, derrière, de la première maison, j'en ai donné aussi aux amis du coin. Celles qu'on voit sur les photos ci-dessus( dans le jardin arrière de la première maison) sont parties de boutures d'une cinquantaine de centimètres, leur floraison est spectaculaire, mais je n'ai pas beaucoup de photos, n'étant jamais sur place au bon moment, ou alors passant mon temps le sécateur à la main ! D'ailleurs, c'est toujours avec un peu de chagrin que je regarde les photos de mes jardins. Depuis presque dix ans, j'ai l'impression de leur consacrer énormément de mon temps de loisir et une somme incommensurable d'énergie pour un résultat plutôt décevant. N'habitant pas sur place, c'est toujours la désolation quand j'arrive, avant de pouvoir prendre une photo correcte d'un jardin à nouveau "présentable". Entre le vent, les mauvaises herbes, les tailles qui ne sont pas faites au bon moment (pour certaines plantes, ça ne pardonne pas), les fleurs fanées qui ne sont pas enlevées et pompent la vigueur des plantes qui s'étiolent alors misérablement, celles qu'on me vole pendant mon absence, le gel qui sévit peu mais d'une façon impardonnable, cette année, j'ai eu un sacré coup de blues... La moitié des plantes qu'on voit sur les photos ci-dessus n'existent plus pour toutes ces raisons, alors que j'y ai mis tout mon coeur, ma patience et du travail... Et pour peu, cela redeviendrait vite une friche...
En tout cas, ce n'est pas le lierre sur le toit de tuiles que je vais pleurer ! Nous sommes en effet aussi propriétaires, maintenant, de cette grange et de la maison qui va avec. On a donc sévi, avec quand même un sacrifice : j'ai dû éradiquer les actinidias, magnifiques, qui commençaient à bien donner en kiwis, ainsi que le viorne boule de neige, devenu immense, que j'avais plantés tout au long de ce toit en ruine, justement, pour le masquer de notre vue... On ne savait pas, à l'époque, qu'on allait aussi acheter cette petite propriété qui jouxte la nôtre d'une façon idéale pour s'agrandir, les deux maisons étant contemporaines l'une de l'autre, on dirait presque des jumelles. Leur état aussi !!! Quand je pense qu'il y a à peine dix ans, on trouvait encore des habitations pareilles, sans aucune commodité ni équipement à l'intérieur... La première maison était encore en terre battue au sol... Les occupants ont vécu à huit dedans, pour une maison d'à peine plus de 50m² au total avec les deux niveaux... Même en y rapondant les deux petites crèches qui formaient un L avec elle, on n'est pas arrivés à 60m². Pour un pied à terre pour deux, c'était peut-être suffisant, mais pour recevoir des amis c'était plutôt raté ! C'était donc une belle aubaine que la propriétaire de la deuxième maison eût dû vendre pour payer son logement dans le foyer de retraite, et que l'offre nous eût été faite directement, par amitié de son cousin avec qui nous avons sympathisé, avant toute publicité. Car, il ne faut pas s'y tromper, ces petites maisons en bordure de mer, même s'il y a tout à faire dedans, partent comme des petits pains. Tout dépend ensuite, évidemment du prix, vu qu'ici on paie le bord de mer et la vue sur elle, avant tout... Bah, quelquefois, submergés de boulot ici et devant gérer à distance les entrepreneurs récalcitrants, je me demande quand même quelle mouche nous a piqués, alors que, aux alentours, un peu plus dans les terres, il y a, pour le même prix, de superbes longères, des fermes déjà habitables, de très grande surface...
Mais pas d'états d'âme, yapluka subir à nouveau les affres de la restauration et des entrepreneurs à gérer à distance : un an et demi, entre le devis et l'achèvement des travaux pour la crèche de la deuxième maison, de moins de 15m²..., qu'est-ce que ça va être quand il s'agira de la maison elle-même, juste à peine plus grande au sol..., où, comme pour la première maison, il faudra faire venir l'eau, remettre l'électricité aux normes, isoler, installer tous les équipements, à commencer par l'assainissement... J'avais promis à Anne de venir rapidement nous établir dans son coin, bientôt... Même dans un an ou deux, c'est déjà bien trop tard pour elle, hélas...
A ta mémoire, Anne, je publie cette photo de la floraison de l'une de mes lavatères mauves (défunte aussi), dont les arbustes qui agrémentent maintenant l'entrée de ta ferme où nous passons quelquefois encore en visite à tes survivants, sont les "clones"...

mardi 8 juin 2010

cueillette du jour (fausse roquette, égopode...)



Je venais de goûter mon sirop de sureau, je l'ai trouvé tellement délicieux que j'ai eu envie d'en refaire. Mais le temps étant plutôt incertain, je ne voulais pas m'aventurer trop loin dans le bois de crainte d'être surprise par l'orage, un phénomène qui m'effraie toujours autant que lorsque j'étais enfant, après avoir vu la foudre tomber sur le grand tilleul qui faisait la fierté de la place du bourg, le fendant en deux ! Je me souviens d'une fois où, alors haute comme trois pommes, j'avais été terrifiée par un coup de tonnerre sur le chemin entre l'école et la maison. J'avais tout laissé tomber, et le cartable, et le chandail, dans le fossé et j'avais pris mes jambes à mon cou, c'était vraiment ça, j'avais l'impression de courir comme ces sauteurs de haies, de me propulser le corps plié en deux, la jambe parallèle au corps et ma tête touchant presque mon pied à chaque foulée ! Ouf, j'étais arrivée à la maison juste avant que l'orage éclatât. Depuis, ma peur de l'orage ne s'est pas atténuée, et j'évite de sortir dès que j'entends le tonnerre ou que je vois des éclairs zébrer le ciel, car je ne suis pas sûre qu'aujourd'hui je serais encore capable de courir de la sorte pour y échapper ! Mon coin à sureau étant un peu loin, j'y ai finalement renoncé. Rebroussant chemin, et bien que je ne cherchasse rien de particulier, je suis passée à côté de quelques bonnes sauvages et j'ai prélevé un peu de chaque plante parmi lesquelles (v. photo ci-dessus) :
1. Diplotaxis tenuifolia ou fausse roquette, dont je ne me lasse pas dans les salades, rien à voir avec la roquette cultivée dont je trouve le goût de plus en plus doux, alors que le côté très piquant qui me plaît tant ;
2. Egopode (Aegopodium podagraria), une plante dont j'adore l'arôme. En beurre pour accompagner un poisson blanc, c'est divin ; sinon, crue ou cuite, elle se prête à beaucoup de préparations, mais j'ai remarqué que plus on la cuit et plus elle perd ce parfum et cette saveur particulière oscillant entre le céleri, l'angélique...
3. Alliaire officinale (Alliaria petiolata), dont la repousse est continuelle tout au long de l'année ; j'en ai trouvé dont les feuilles faisaient plus de... 15cm de circonférence, cela m'a donné l'idée de les utiliser comme des feuilles de vigne pour faire des "dolmades" ;
4. Colza (Brassica napus), une plante très commune et totalement délaissée, qui s'est naturalisée un peu partout. Ici, évidemment, elle n'a rien de comparable en taille avec celle que je cueille en Bretagne qui peut attendre jusqu'à 1m de haut, dont les jeunes pousses ou feuilles sont délicieuses juste sautées à la poêle avec un peu d'huile d'olive et de l'ail. J'utilise également ses fleurs en grappe serrée quand elles sont jeunes, façon "brocoli". Toute la plante a un goût rappelant le chou, la moutarde des champs, le navet... Moi j'adore !
5. Mélisse (Melissa officinalis), une plante souvent cultivée dans les jardins de curé.

Ci-dessus : diplotaxis tenuifolia (crucifère à fleurs jaunes, ce qui le distingue du diplotaxis erucoides, à fleurs blanches, plus proche de la roquette cultivée (Eruca sativa)

Ci-dessus : feuilles de colza - Ci-dessous : colza en fleur

Ci-dessous : feuilles d'égopode 
 

 
salade composée (hareng, saumon fumé, pdt, batavia et fausse roquette)

salade composée (laitue, crabe des neiges, avocat,tomate, fausse roquette)
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dimanche 6 juin 2010

le sureau dans tous ses états (presque)

Le sureau noir (Sambucus nigra) est un arbuste ou arbrisseau) dont j'utilise beaucoup les fleurs et les fruits !
DESCRIPTION
Assez commun en Europe, dans les bois, les haies, aux abords des habitations, dans les jardins, même, où on le plantait comme porte-bonheur, le sureau noir (de la famille des Caprifoliacées) peut atteindre jusqu'à 6m de haut. Son écorce rugueuse et grisâtre est couverte de lenticelles liégeuses, ses gros rameaux assez épais renferment une moelle blanche. Ses feuilles opposées sont composées de 5 à 7 folioles ovales, à bord dentelé, munies d'un petit pétiole, elles sont d'un beau vert intense et marquées de nervures sur les deux faces. Ses petites fleurs blanches à cinq pétales soudées s'étalent en grosses corymbes aplaties et s'épanouissent en été, suivies de baies noires globuleuses juteuses, en grappes dirigées vers le sol.
Il faut les distinguer de celles, dressées vers le ciel, du sureau hièble (Sambucus ebulus), toxique. Attention, au moment de la cueillette, au risque de confusion.
******************
UTILISATION CULINAIRE du sureau noir
Les fleurs du sureau noir peuvent être utilisées en beignet, gâteau, sirop, ou encore pour parfumer des vinaigres ou des boissons. Leur odeur varie fortement d'un arbuste à l'autre, allant d'un parfum agréable d'odeur de gâteau chaud jusqu'à... une senteur plutôt désagréable rappelant, pour certains, le pipi de chat !!! Sans comparer ce qui n'est pas comparable, je reconnais que certaines fleurs ne sentent pas bon, je les "renifle" toujours sur l'arbuste avant de cueillir ! Je les aime beaucoup en beignets et en gâteau. Et le sirop que j'en fais est plutôt délicieux et rafraîchissant !
Les baies mûres ne sont pas d'un goût agréable crues, elles seraient même nauséabondes et vomitives à forte dose. Mais transformées en confiture ou en gelée (*) d'une magnifique couleur noir violet, je les trouve plutôt agréables en goût. Comme elles contiennent beaucoup de pectine, je les mélange volontiers avec les mûres pour raffermir cette confiture-là, car je n'utilise jamais le sucre spécial confiture ni d'acide citrique, l'un et l'autre dénaturant, à mon palais, le goût des fruits, sans compter que je n'aime pas la consistance que le sucre spécial confère à la préparation finale. Vous trouverez sous les billets précédents concernant le sureau (cf. libellés, v° sureau) mes recettes de :
beignet de fleur de sureau...
... confiture ou gelée "sureau" 100% ou associé à d'autres sauvages 

Pour certaines préparations, il faut séparer les pétales de la partie verte de la corymbe, afin de ne conserver que le parfum des fleurs sans avoir le goût trop végétal des parties vertes de la tige. Je pratique ainsi, notamment, pour le sirop. C'est un travail fastidieux, qui prend un peu de temps, mais le jeu en vaut la chandelle, le goût est ainsi beaucoup plus subtil ainsi que le parfum. Ici, on voit bien les cinq pétales soudées de cette toute petite fleur, je les trouve très jolies, sur une belle chevelure noire, c'est féerique !
 
 
Sauf pour les beignets où la tige est bien utile pour tremper les fleurs dans la pâte et la friture, je n'utilise les fleurs qu'ainsi préparées ; pour un gâteau au sureau, on peut aussi y mélanger un peu de gelée de sureau, cela donne un gâteau à la couleur du chocolat, avec un goût très fruité. A manger avec une glace au citron vert, c'est tout simplement délicieux. Crème glacée, gâteau, confiture, vous trouverez dans ce blog mes recettes en recherchant dans les libellés. Ici, le gâteau a été préparé à la va-vite mais il m'a étonné par son moelleux ! Pour le contenant, j'ai attrapé le premier moule qui m'est tombé sous la main, un moule à savarin, mais ce serait mieux dans un moule rond normal !
INGREDIENTS
-une 30aine de corymbes dont on n'aura récupéré que les pétales comme expliqué ci-dessus;  
-4 oeufs (jaunes et blancs séparés),
-2càs de farine
-1càs de maïzena;
-2càs de sucre semoule,
-2càs de gelée de sureau,
-2càs de sucre glace,
- quelques gouttes de jus de citron
- un peu de beurre fondu pour le moule
PREPARATION ET CUISSON
- mélanger les jaunes d'oeuf et le sucre pour faire mousse
- ajouter la farine en mélangeant au fouet à main
- ajouter la maïzena
- ajouter les blancs d'oeuf monté en neige ferme, en deux étapes : un peu au départ pour détendre un peu le mélange puis le reste, en mélangeant doucement au fouet à main pour obtenir une pâte bien homogène
- ajouter les pétales fleurs et la gelée de sureau, bien répartir dans le mélange
- verser dans le moule et cuire à 180° pendant environ 40mn. Laisser tiédir avant de démouler.
Avec une crème glacée au citron vert, c'est trop bon !

Sirop de fleurs de sureau
INGREDIENTS : 1l d’eau pure - 1kg de sucre cristallisé - 50 corymbes de fleurs - 2citrons
PREPARATION ET CUISSON :
- détacher les fleurs des membranes formant la corymbe ;
- faire macérer ces pétales de fleurs dans l’eau mélangée au sucre, avec les citrons (sans le zeste mais avec le ziste (partie blanche de la peau), coupés en morceaux), au frais, pendant 1 ou 2 jours ;
- cuire à la façon d’une confiture pendant 20 mn ;
- filtrer et mettre en bouteille stérilisée au préalable (j’utilise des bouteilles à vis. Une fois la bouteille remplie, je ferme et la retourne jusqu’à complet refroidissement, ce qui permet de finir la stérilisation si on n’a pas pris les précautions nécessaires).
Ci-dessous, pour le plaisir des yeux, encore des photos de cet arbuste que j'aime bien !
 

  


mercredi 2 juin 2010

100% berce, dernière !


Enfin, je crois, car je ne vais plus avoir beaucoup de temps pour aller en cueillette ces temps-ci, et, avant les fruits sauvages en juillet-août, on va tomber dans une saison plutôt calme avec l'été qui arrive, les jeunes pousses vont se fortifier et devenir un peu coriaces sous la dent ! Pour l'instant, je me régale encore de la berce spondyle. Comme le disait Nicolas(sauvagement-bon) sur son blog, la simplicité va merveilleusement bien à cette délicieuse (hum... j'en vois qui font la grimace sur la toile !) plante sauvage qui pousse un peu partout (cf. mes précédents billets sur elle pour les photos et d'autres utilisations culinaires).
Aujourd'hui, ce sera une simple salade pour accompagner des crevettes sel et poivre, un vrai régal !

Le plus long est l'épluchage des tiges. Choisir de préférence les tiges florales encore tendres (avant l'épanouissement du bouton en fleur), les peler (voir photo : il suffit de soulever un morceau de peau et de tirer dessus le long de la tige, en principe ça vient tout seul. Si la tige est un peu âgée, on peut "raser" un peu les fines côtes). Couper en biais des lamelles assez longues de -1cm de large, assaisonner avec la vinaigrette de votre choix, c'est tout ! Pour ma part, j'ai juste mis un peu de vinaigre de xeres, de l'huile d'olive et un peu de gros sel.



Et comme il me restait encore quelques boutons, j'ai refait des paillassons, c'est hyper bon avec un vin blanc ou du champagne !


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